Hommage au fondateur d’AMAPAC, Erich Warland
Erich Warland, un homme qui ne concevait pas la culture comme un luxe, mais comme une nécessité, comme l’air que l’on respire.
A Malmedy, la culture a une saveur particulière, ancrée dans la convivialité et le dynamisme local.
Son héritage le plus vibrant, celui qui continue de battre au cœur de notre cité, reste sans nul doute la création de l’Amapac l’association malmédienne pour la promotion de l’art et de la culture en 1997.
Erich n’était pas seulement un gestionnaire mais un entrepreneur culturel, quelqu’un qui fait naître quelque chose là où il n’y avait rien.
Il ne s’est pas contenté d’attendre que la culture vienne à lui ; il est allé la chercher pour l’offrir aux malmédiens et aux communes du sud de l’arrondissement.
Il se plaisait à dire : « Si tu ne vas pas au théâtre, le théâtre viendra à toi ». C’est ainsi que les meilleures troupes théâtrales belges, les meilleurs comédiens sont venus à Malmedy.
Il aimait Malmedy, son esprit et son énergie. En fondant cette structure, il a voulu que notre ville soit une terre d’accueil pour les artistes, un lieu où l’on s’émerveille ensemble, au-delà des murs des institutions classiques. Que ce soit pour un concert local ou un grand spectacle, il avait ce don rare de transformer une simple soirée en un moment de partage inoubliable. Grâce à lui, Malmedy a vibré, a ri et s’est émue au rythme des programmations qu’il concoctait avec cette exigence et cette générosité qui le caractérisaient.
Diriger une asbl, ce n’est pas seulement gérer des budgets ou des plannings. C’est être un bâtisseur de ponts. Erich était ce trait d’union indispensable entre l’oeuvre et le public, entre l’artiste et le citoyen.
Qu’il s’agisse de soutenir une troupe locale ou de faire venir de grands noms de la scène, il mettait la même énergie, la même exigence. Son moteur ? L’émancipation. Il voulait qu’après chaque spectacle tout le monde reparte un peu plus grand, un peu plus libre et que la culture soit accessible au plus grand nombre et non pas à un public privilégié.
Derrière le Président, il y avait, surtout, sa bonne humeur, son énergie, son enthousiasme. Enthousiasme qu’il avait communiqué à une cinquantaine de bénévoles, des amies et des amis qu’il savait motiver et embarquer dans ses projets, même les plus ambitieux. Des bénévoles,qui comme lui, ne comptaient par leurs heures. La passion n’a pas d’horloge.
Tu m’avais promis de venir applaudir le Théâtre Royal des Galeries le 15août et ton ami Philippe Vauchel le 31 octobre. Malheureusement, le rideau est tombé trop tôt et le silence qui suit est lourd. Mais ton œuvre, Erich ne s’arrête pas aujourd’hui. Elle continue de vivre dans chaque éclat de rire entendu lors d’une pièce, dans chaque applaudissement, dans chaque « Bravo ! »
Comme le disait Jean Vilar : « La culture n’est pas ce qui reste quand on a tout oublié mais ce qui nous tient debout. »
Merci Erich de nous avoir aidés à tenir debout, avec tant de coeur et de conviction !
Au revoir Erich ! Repose en paix avec la certitude que ta vie a été riche, pleine et réussie !
Marie-Christine Demonceau, Présidente


